...Là où
sont tes pieds commence le voyage…
LAO TSEU
Plusieurs centaines
de styles d’arts martiaux (Wushu) différents
existent en Chine. Ces styles se sont structurés
à partir de la dynastie Ming (1368 –
1644) époque où l’on commença
en Chine à ouvrir des écoles d’arts
mariaux payantes.
Le véritable enseignement complet de ces
boxes traditionnelles était secret.
A partir du 19éme
siècle, 5 familles se rendent célèbres
pour leur Taï Ji
Quan :
Chen Wangting crée
le style Chen.
Yang Luchan crée
le style Yang.
Wu Yuxiang crée le
style Wu.
Wu Jianqian crée
un autre style Wu.
Sun Lutang crée le
style Sun
La
pensée traditionnelle chinoise a influencé
en profondeur le Taï
Ji Quan. Les théoriciens de cet
art font référence au Yijing (Livre
des mutations) aux notions de Bagua (Boxe des
8 trigrammes) de Taï Ji (Principe fondamental)
de Yin/Yang (Flux constant) de Wuxing (5 dynamismes).
Le
Taï Ji Quan
est ainsi né de la rencontre de techniques
énergétiques et de combat avec une
pensée philosophique et culturelle traditionnelle.
Il se distingue de tous les arts martiaux parce
qu’il en est la source et par une théorie
d’une rare richesse qui représente
l’essence du savoir des anciens boxeurs
chinois.
ZHEN
ZONG TAI JI QUAN
(Taï Ji Quan des synthèses authentiques)
En
1930 divers Taï Ji Quan
se sont développés de façon anarchique.
En 1936, un comité est formé en Chine pour
préserver les aspects positifs des différentes
écoles d’arts martiaux.
Il sera dirigé par Chen Pan Ling qui étudie
les différents courants de Taï
Ji Quan auprès des maîtres les plus
considérés.
On y crée une forme qui intègre les éléments
majeurs de la puissance de la famille Chen, de la souplesse
de la famille Yang et du sens pratique de la famille Wu.
Vient s’y rajouter la rectitude du Xing Yi Quan
(Boxe des 5 dynamismes) et les cercles du Bagua (Boxe
des 8 trigrammes).
Par la suite Wang Shu Jin l’enrichit
de ses connaissances dans le travail énergétique
ainsi que de la logique du combat. Une nouvelle
version est constituée.
Les maîtres Wang Fu Lai,
Uémura, Tokitsu enrichissent de leur
savoir cette forme qui aboutit à un Taï
Ji Quan le plus complet qui soit.
Loin des Tai
Chi Quan modernes, le Zhen
Zong constitue un ensemble cohérent
conservent l’essence du combat et du travail
énergétique.
Il se divise en 3 parties formant un ensemble
de 99 mouvements.
De l’étude respiratoire, posturale
jusqu’à l’application dans
le combat, il offre un éventail de techniques
« internes » (Intention, enracinement,
axe…) comme de techniques « externes
» (Distance, puissance, dynamisme…)
d’une forte intensité.
C’est enfin par une recherche individuelle
que le Zhen Zong,
comme un système organisé, nous
offre tout un monde à découvrir
autour de notions spirituelles englobant les 3
grands courants de la pensée chinoise :
Taoïsme, Bouddhisme,
Confucianisme.